À 35 ans, je découvre encore qui je suis

Publié le 9 juillet 2026 à 11:52

Si l'on m'avait dit, il y a quelques années, qu'à 35 ans je serais encore en train de découvrir qui je suis, je ne l'aurais probablement pas cru.

Pendant longtemps, j'ai pensé qu'à un certain âge, nous étions censés avoir trouvé notre place.

Savoir exactement qui nous étions.

Ce que nous voulions.

Le métier qui nous correspondait.

La vie qui nous convenait.

Aujourd'hui, je vois les choses autrement.

Je crois que se connaître est un chemin qui ne s'arrête jamais.

Nous évoluons tout au long de notre vie

Les expériences que nous vivons nous transforment.

Les rencontres.

Les réussites.

Les difficultés.

Les épreuves.

Les joies.

Tout cela façonne progressivement la personne que nous devenons.

Il est donc normal que nos envies évoluent.

Que nos besoins changent.

Que certaines choses qui avaient du sens à 25 ans n'en aient plus forcément à 35, 45 ou 50 ans.

Et ce n'est pas un problème.

C'est simplement la vie qui continue de nous faire grandir.

Pendant longtemps, j'ai cherché à répondre aux attentes

Comme beaucoup de personnes, j'ai voulu faire ce qu'il fallait faire.

Être raisonnable.

Répondre aux attentes.

Faire les bons choix.

Suivre le chemin que l'on attendait de moi.

Puis, progressivement, j'ai commencé à écouter une autre voix.

Celle qui me disait que j'avais besoin de davantage de liberté.

D'accompagner autrement.

De créer un travail qui corresponde davantage à mes valeurs.

Cette écoute m'a conduite vers ma propre reconversion professionnelle et vers la création de mon cabinet.

Avec le recul, je réalise que cette évolution n'aurait pas été possible si j'étais restée figée dans l'image que j'avais de moi quelques années auparavant.

Accepter de ne pas être parfait

L'une des plus belles découvertes de ces dernières années est sans doute celle-ci :

Je n'ai plus besoin d'être parfaite.

Pendant longtemps, je pensais qu'il fallait toujours bien faire.

Ne pas décevoir.

Ne pas montrer ses faiblesses.

Aujourd'hui, je sais que mes qualités font partie de moi.

Mais mes défauts aussi.

Et finalement, ils participent eux aussi à ce que je suis.

Cette acceptation m'a apporté beaucoup plus de sérénité que la recherche permanente de perfection.

Une réflexion que je retrouve souvent chez les personnes en reconversion

Dans mon accompagnement, je rencontre régulièrement des personnes qui me disent :

« Je ne me reconnais plus dans mon travail. »

Très souvent, ce n'est pas parce que leur métier a changé.

C'est parce qu'elles ont changé.

Leurs priorités ne sont plus les mêmes.

Leur regard sur la vie a évolué.

Leurs besoins sont différents.

Et elles continuent pourtant à exercer un métier choisi plusieurs années auparavant, dans un contexte qui ne correspond plus forcément à la personne qu'elles sont devenues.

C'est souvent là que naît le questionnement sur une reconversion professionnelle.

Non pas parce que tout va mal.

Mais parce qu'une nouvelle étape de vie commence.

Trouver sa place, encore et encore

Aujourd'hui, je ne prétends pas avoir terminé ce chemin.

Je continue à apprendre.

À évoluer.

À découvrir de nouvelles facettes de moi-même.

Et je trouve cela profondément rassurant.

Parce que cela signifie que nous ne sommes jamais enfermés dans une identité ou dans un parcours.

Nous avons le droit de changer.

De faire évoluer nos projets.

De revoir nos priorités.

De construire une vie professionnelle qui nous ressemble davantage au fil des années.

Finalement, trouver sa place n'est peut-être pas une destination.

C'est un chemin que l'on continue d'emprunter tout au long de sa vie.

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